Carte blanche aux rencontres internationales

Etre critique, qu’est-ce que c’est? 

Retour (ultra subjectif et lacunaire) sur la table ronde sur le Malaise critique (en danse au Québec), 5@7 au QG du FTA, ce mercredi 1er juin 2016.

Les traces de quelques mots entendus… malaise et bouillonnement intérieur (de ma part). Vous trouverez ici des paroles de la table ronde avec, entre parenthèses, une tentative de retranscrire mon dialogue intérieur simultané :

Avoir de l’audace

Mais quels sont les attributs nécessaires au critique? (est ce vraiment le sujet? Et surtout comment cela se quantifierait-il?)

Les critiques sont-ils des journalistes?

Ou doivent-ils être des spécialistes qui viennent faire une incursion dans le monde journalistique?

Quelle utopie d’un critique parfait? (où trouver la légitimité à critiquer? – ce questionnement est trop complexe et mérite d’être prolongé…)

Humilité du critique : attention au spécialiste pensant détenir la vérité absolue sur l’art (oui…)

Le critique doit-il nécessairement être spécialiste? (une contextualisation de l’écriture est-elle indispensable?)

Les blogs (point obscur voire « point noir » – on ne comprend pas ce que vous en pensez…- et surtout le propos tenu est un brin obsolète)

La revue à lectorat

Les médias officiels (ces fameux médias qui font la pluie et le beau temps)

L’aspect promotionnel vs l’aspect théorique (gros fight tranquille sur les termes de « visibilité » et de « promotion » aux significations – connotations? – proches ou glissantes)

(zut ça manque de contenu…)

A partir de là, mon esprit se met à divaguer car le débat sur les statistiques du nombres de lecteurs m’ennuie, bien qu’important certes, ici ne me semble pas être le lieu pour en discuter pendant 15 minutes… bon… Des questions soulevées donc, mais surtout celles de problèmes économiques et de statistiques de lectorat. On assiste à une table ronde (une rencontre?) qui questionne peu voire pas le travail du critique même, le métier que cela représente. Le lien du critique à l’artiste qu’il défend ou pas, son questionnement même sur l’écriture (le style et la question acide de la légitimité) et sur son lectorat (le destinataire de son texte : qui est/sont-il/s?), son rapport aux médias pour lesquels il écrit. La question des salaires. Ne pas être payé pour écrire enlève t’il de la valeur à ce qui est écrit? L’argent sera t-il toujours le critère de qualité? Evidemment, le travail bénévole ne peut pas s’envisager ad vitam eternam (ni même ne devrait parfois pas exister du tout – mais l’économie actuelle n’est pas en mesure de subvenir aux besoins de toutes les initiatives artistiques et créatives qui sont pourtant nécessaires et urgentes!, ainsi parfois doit-on commencer à travailler sans fonds pour faire exister un projet nécessaire et urgent – en espérant que la reconnaissance – par l’argent donc ou aussi par le public et le lectorat si on est chanceux –  vienne en temps et en heure). Donc la question se pose de toute façon. D’autant plus que le problème a été mentionné cet après-midi puisque n’ont été présentés en introduction de la table ronde que les médias rémunérateurs, rendant presque illégitimes les initiatives (blogs, fanzines, radio indépendantes) bénévoles.

Le débat de fond se fera une autre fois sans doute…

Moïra Dalant

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