Ce qui nous a animées

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A un jour du bilan refuser la contrainte de l’échéance. Préférer les points de suspension…

Essayer de ne pas anticiper, saisir encore toutes les vagues nouvelles qui vont se présenter. Cette semaine a été animale, cela appelle les éléments. Ce qui nous a animées, ce qui nous a mises en mouvement, ce sont des jours qui ont aussi été des nuits. Ce sont des corps aux contours émouvants, aux engagements tranchés, à l’intériorité mise à nu. Médusine est tombée amoureuse de Christian Lapointe après l’avoir vu sur scène aussi désespéré et aussi incandescent. Elle en est devenue insomniaque, elle n’a plus de protection, elle est criblée de flèches éphémères. Ses serpents sont jaloux, ils cherchent à la ramener à la raison. Mais la raison de Médusine a chutée dans son cœur et son ventre. Dans la poésie de onze voix mêlées dans le même sonnet, dans le geste politique d’A-Z.

« Tu iras la chercher » a donné un espace à ces voix mécaniques dans nos têtes, celles qu’on n’écoute jamais, celles qui sont des flèches à sentiment unique, les hypnotiques obsessions.

Médusine a les yeux brulants, elle est fiévreuse. Elle s’est perdue dans « La Chambre anechoique », dans cette pièce intime, chambre-ventre-tympan-vibratoire, des méandres de filaments cuivrés. Ça devient labyrinthique.

Médusine voudrait arrêter le temps et vivre dans un festival éternel, elle voudrait de nouveau être sur la scène du spectacle d’ouverture, à danser avec les sautillants interprètes sud-coréens. Elle voudrait être à l’aube et elle est déjà au crépuscule. L’aube est devenue le début de sa nuit. Alors elle rejoue la scène. Elle écoute en boucle Jesus Blood Never failed me yet et Léonard Cohen. Comprenne qui pourra…

Eternal. Non, on ne peut pas être éternels et puis on veut être du côté des vivants. On veut des identités queer, du mascara qui coule, les yeux sertis de noir d’un garçon au visage d’ange. On veut un ange sur une balançoire. Le faire sortir de sa cage. On veut l’embrassade générale de Tauberbach, ses corps insectes, le temps d’après le rapport de force, quand les corps se sont pénétrés et que les codes se sont dissouts dans la décharge. On veut un espace d’accueil pour toutes les causes perdues.

Et il y a tout ce qu’on oublie, tout ce qu’on oublie de dire mais qu’on ne perd pas, tout ce qui se dépose au fond de nous. Il y a tout ce qui reste malgré les départs obligés.

Le théâtre c’est un espace magique

Le théâtre c’est un espace magique

Le théâtre c’est un espace magique…

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